Comment s’est passée ton entrée dans le team, comment l’as-tu vécu ?
« C’est en 2005 que j’ai reçu un appel d’Yvan. A cette époque, j’étais en pleine recherche de sponsors tout en préparant mon bateau. J’avais déjà des partenaires techniques, mais pas de réel sponsor. Yvan avait repéré mes résultats précédents, c’est pour ça qu’il m’a contacté. Je pense qu’il avait déjà dans l’idée de faire entrer dans son équipe un jeune susceptible par la suite de faire du Figaro. »
Qu’est ce que le Team t’apporte ?
« En premier lieu, être entouré d’une équipe me permet de me concentrer davantage sur la préparation, sur la navigation. Je ne pense plus à la recherche de sponsor, les aspects administratifs sont mis de côté, etc. Je me focalise sur le bateau, uniquement le bateau. Le fait d’être dans un team est aussi encourageant, on se sent peut-être davantage soutenu. Ici, j’ai également l’avantage de pouvoir faire mes armes sur des bateaux différents. J’envisage mon avenir sur Figaro et la transition entre les deux supports va pouvoir se faire en douceur puisque c’est anticipé. Enfin, le principe du team fait que nous sommes plusieurs skippers. Il est évident que le partage d’expérience est riche. Même si nous naviguons sur des bateaux différents nous pouvons énormément échanger. En ce qui me concerne, travailler aux côtés d’Yvan est intéressant puisqu’il a lui-même gagné la Transat 6,50, la course principale pour moi cette année. »
Quelles obligations as-tu envers le Team et les partenaires ?
« Avoir une équipe derrière soi crée une sorte de pression positive. Ca incite à être à la hauteur par respect du travail et de l’investissement de chacun. Mais le team a bien conscience que les résultats ne sont pas systématiques. Nous ne sommes pas là que pour ça, même si, bien sûr, l’objectif sportif compte beaucoup. Au-delà de l’esprit de compétition qui ne fait pas tout, je pense qu’il est important de passer un message, de raconter une belle histoire. Le Mini, c’est de l’aventure, du défi : c’est cette image que les partenaires vont aussi apprécier.
En dehors du plan sportif, le team ne me demande que ponctuellement d’intervenir. Par exemple au départ de la Route du Rhum, j’étais sur un bateau accompagnateur pour faire des commentaires. En parallèle des sorties des partenaires sur le Trimaran, les enfants du personnel ont fait des sorties sur le Mini. Dans le cadre de l’activité de notre partenaire, j’ai également participé à une animation commerciale qui soit proche de la clientèle de Brossard. Le Mini était exposé dans un grand centre commercial de Nantes. Ca avait bien marché. Mais toutes ces missions sont organisées à l’amiable. C’est juste du bon sens. Je sais que je dois me rendre disponible. »
Aujourd’hui, quel bilan tires-tu de ta coopération avec le Team, comment juges-tu ton évolution ?
« Après deux ans passés dans le team, je suis satisfait de ma progression dans le sens où j’ai pris le temps de travailler beaucoup sur mon bateau, de tester beaucoup d’innovations. Je suis content de ce que j’ai fais avec mon Mini. Changer de support dans un avenir proche est une idée qui me plaît. Je vais vers de nouveaux challenges. Je sais bien que cela ne sera pas facile au début. Je risque d’arriver en bas des classements ! Mais c’est le jeu et c’est aussi ce que j’aime dans la voile. »
Adrien Hardy / Team OCEAN / VoileSportive.com


