Envisages-tu d’évoluer en naviguant sur d’autres supports ?
« Oui, je souhaite continuer la voile en passant à autre chose. Mais très honnêtement, en ce moment je pense surtout à la Mini 6,50 qui débute le 16 septembre. Je me concentre tellement sur cette course en Mini que j’ai du mal à penser à un autre type de bateau pour le moment. Je ne veux pas non plus faire des plans sur la comète. Mais je ne cache pas mon envie de poursuivre en Figaro. »
On parle souvent du Mini comme un tremplin ?
« C’est vrai que beaucoup de grands navigateurs ont fait leurs armes sur le Mini, mais pour autant, je n’ai jamais vu le Mini comme un tremplin. Ce n’est pas si simple. Je me suis lancé dans cette série parce qu’elle me plaisait. La volonté de changer de support arrive progressivement. Le Figaro est un bateau qui me plaît et la série est intéressante. Je pense à l’aspect sportif avant tout. C’est vrai qu’il est peut-être plus facile de trouver un sponsor en Figaro, mais ce n’est pas ça qui m’attire dans ce support. »
Tu poursuivras ton parcours chez Team OCEAN ?
« Oui bien sûr. Je compte rester au team et évoluer en interne. C’est comme ça qu’Yvan (Bourgnon) a envisagé le fonctionnement du Team OCEAN, grâce à la filière jeune. Nous sommes les seuls à avoir autant de bateaux avec le même sponsor. Je pense qu’il faut savoir faire bon usage de ce potentiel. »
Quels sont les atouts que tu trouves à cette filière jeune ?
« D’une part, je travaille aux côtés de skippers qui sont sur d’autres supports. Je suis leur parcours sportif, leur préparation, etc. J’ai déjà une bonne idée de ce que leur travail et leur entraînement nécessitent comme investissement. Et par ailleurs, la filière jeune est conçue pour que les skippers évoluent et changent de support comme je pense le faire. Il n’y a pas de skipper pour le Figaro l’an prochain, si je le reprends il faudra qu’un skipper prenne ma place sur le Mini, etc. L’évolution est facilitée, et cela n’entraîne pas de recherche de sponsor à faire. C’est agréable de profiter de ce principe. »
Quels sont tes grands projets pour la suite, en dehors du Figaro, qu’il s’agisse de voile ou pas ?
« Pour le moment, j’ai sincèrement du mal à me projeter plus loin que sur la Mini 6,50. Je suis à quelques jours de l’objectif d’une année de travail. Je ne pense qu’à cela en ce moment. Mes projets pour la suite viendront une fois que je serai revenu du Brésil ! Pour l’instant, je peux parler de mon passage en Figaro, mais au-delà...je verrai où le vent me mène ! »
Adrien Hardy / Team OCEAN / VoileSportive.com


