08 nov 2008
Desjoyaux en course pour un second sacre
Publié par: Tiketitan Dans: Course au large| Photos
L’équipe de VoileSportive vous propose les impressions de Michel Desjoyaux sur le Vendée Globe à venir à travers un résumé de sa conférence de presse donnée aux Sables d’Olonne.
© VINCENT CURUTCHET / DPPI / VENDEE GLOBE
Revenir après une victoire :
Avant tout une envie du skipper, qui a le plus beau palmarès de la course au large en solitaire, il avait déjà remporté le Vendée Globe 2000/2001,depuis il avait l’objectif de refaire cette course, complexe et complète pour lui, le côté solitaire et autonome pendant trois mois n’étant pas pour lui déplaire.
L’attente avant le départ :
Michel Desjoyaux est présent aux Sables d’olonne depuis l’arrivée de son bateau, un choix de sa part pour rester au contact de son équipe et “entrer” dans la course, cette présence permet aussi au skipper de juger le niveau de préparation de ses concurrents. Bien que le bateau ait été prêt avant même son arrivée aux Sables, le temps est utilisé pour vérifier encore et encore la bateau, l’objectif étant que la préparation soit optimale le jour du départ.
L’arrivée :
Michel estime que l’arrivée pourrait se faire à vue, les écarts entre les vainqueurs n’ayant cesser de diminuer au fil des éditions et les performances des bateaux devenant de plus en plus proches.
© Gilles Martin-Raget/Team FONCIA - Sea & Co
Après le Vendée Globe ?
Il a eu l’occasion de repartir pour cette édition grâce à Foncia qui a lancé un programme IMOCA en 2007 qui devrait continuer pour trois saisons après le Vendée Globe, soit le Tour de l’Europe, la Calais Round Britain et la Transat Jacques Vabre en 2009, la Route du Rhum ou la Barcelona World Race en 2010.
La concurrence :
Elle e n’a jamais été aussi rude dans la classe IMOCA avec 20 bateaux neufs construits pour le Vendée Globe, dont 15 ont le même ratio poids/puissance ce qui annonce une compétition passionante pour Michel Desjoyaux, qui se refuse à faire d’éventuels pronostics.
Pour Michel Desjoyaux la grosse interrogation est le plan Juan K, Kingdom of Bahrain/Pindar, qui est nettement plus puissant que tous les 60′ IMOCA construits pour cette course.
Son bateau :
Un plan Farr, sisterhip de PRB de Vincent Riou, un bateau performant et fiable, avec un cockpit protégé qui a d’ailleurs été repris dans ses grandes lignes par Yann Eliès sur son Générali avec une possibilité de barrer de de régler ses voiles en restant à l’abri de la casquette rétractable.
Pour l’aménagement intérieur, le skipper de Foncia a fait le choix de la légerté avec un intérieur dépouillé et un confort très sommaire.
La nourriture :
Sensiblement la même que lors de son premier Vendée Globe, principalement du lyophilisé, mais le solitaire ne cède cependant pas à la chasse au poids à tout prix et embarque une quinzaine de saucissons.
Une seule bouteille de vin embarquée pour ce tour du monde, pour le faire vieillir.
© VINCENT CURUTCHET / DPPI / VENDEE GLOBE
Météo :
Le temps de référence sera probablement battu, même si sur les deux dernières éditions les conditions n’ont pas été très favorables au niveau météorologique, les performances des bateaux permettent de garder des moyennes élevées et d’éviter les gros coups de vent.
Les skippers travaillent sur des modèles de prévisions à 16 jours, mais Michel ne travaille que sur les données à 7-10 jours pour déterminer sa trajactoire à venir, il utilise le logiciel MaxSea, mais là aussi il faut rester critique puisque le logiciel se base sur une évolution qui peut différer de la météo réelle sur zone.
Son expérience en 60′ ORMA :
Il estime qu’elle l’aide à accepter d’aller vite sur son monocoque, ce qui sera nécessaire sur cette course étant donné le plateau exceptionnel au départ.
La peur?
Il faut penser à changer de métier si elle est permanente, dire qu’elle n’est jamais présente serait mentir ou tient de l’inconscience.
© Gilles Martin-Raget/Team FONCIA - Sea & Co



