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05 août 2009

Sébastien Josse : “L’objectif est d’être au départ du prochain Vendée Globe, parce que c’est important pour moi de le refaire, de le finir, et si possible de le gagner”

Publié par: Baptiste Dans: 60' IMOCA| Course au large| Interviews - En vrac| Volvo Ocean Race

Sébastien Josse, qui a fait ses classes sur Figaro et Mumm 30 avant d’embarquer sur le maxi-catamaran Orange pour un Trophée Jules Verne en 2002, s’est ensuite lancé sur le circuit IMOCA pour un Vendée Globe en 2004-2005 terminé à une belle 5ème place. Sébastien embarquera ensuite sur la Volvo Ocean Race en tant que skipper du second bateau de l’équipe ABN AMRO, avant un nouveau Vendée Globe en 2008 sur BT, qui s’est arrêté au large de la Nouvelle Zélande sur casse d’un safran.

Sébastien revient dans cette interview accordée à VoileSportive, lors de l’étape hyèroise de l’iShares Cup, sur sa saison en 60′ IMOCA, ses navigations sur Moth Bladerider, la Volvo Ocean Race etc.

VoileSportive.com Tu as remporté le Tour de l’Ile de Wight et le Grand Prix Petit Navire, sur BT, ton 60’ IMOCA au début de la saison. Tu étais toujours bien placé sur les courses précédentes, notamment le Vendée Globe avant d’abandonner sur casse. On imagine que tu es satisfait par ton bateau, où le situes-tu par rapport à la concurrence ?

Sébastien Josse : Le bateau a un très bon potentiel, je le connais sur le bout des doigts, je pense que le bateau est l’un des trois plus rapides de la flotte. C’est un peu rageant d’avoir abandonner sur casse alors que l’on était bien placé, mais c’est un sport mécanique, on le sait. On espère que la fin de saison s’achèvera aussi bien qu’elle a commencée.

VoileSportive.com Le chantier post Vendée Globe a-t-il permis d’optimiser le bateau ?

Sébastien Josse : C’était principalement pour réparer le bateau, on optimise toujours, mais sur ce chantier on a plus fiabilisé le bateau qu’optimisé. Comme le programme est un peu moins chargé cette année, on enlève des aménagements qui ne servent que sur un tour du monde.

VoileSportive.com Le sponsoring de BT devrait s’arrêter après la Transat Jacques Vabre, es-tu déjà à la recherche de sponsors ?

Sébastien Josse : Le partenariat s’arrête à la fin de l’année, je n’ai pas commencé à chercher un autre sponsor, je me consacre pour l’instant à 100% à BT, on verra ce qui se passera ensuite, pour le moment c’est assez calme, ça commence à bouger à partir de septembre octobre.

Ce qui m’importe le plus, c’est de bien finir le projet BT avec la Transat Jacques Vabre.

VoileSportive.com En ce qui concerne les saisons à venir, souhaites tu repartir sur un projet Vendée Globe, ou retourner vers d’autres projets : Volvo Ocean Race ou autres ?

Sébastien Josse : L’objectif est d’être au départ du prochain Vendée Globe, parce que c’est important pour moi de le refaire, de le finir, et si possible de le gagner. Je sais que je peux le faire, c’est un projet vendable en France plus facilement, pour l’instant j’ai le niveau et la motivation pour gagner cette course. Après si d’autres opportunités se présentent j’y réfléchirais,

© Oskar Kihlborg/ Volvo Ocean Race

© Oskar Kihlborg/ Volvo Ocean Race

VoileSportive.com Il semble y avoir en ce moment un gros engouement pour les plans Verdier/VPLP (lancement de la construction pour Vincent Riou et Jean Pierre Dick etc.), que penses tu de ces plans, si tu devais repartir sur un projet VG choisirais-tu ces architectes ?

Sébastien Josse : Ce n’est pas d’actualité pour le moment. Les plans Verdier et VPLP sont de beaux bateaux, mais les plans Farr ont aussi démontrés qu’ils étaient de très bons bateaux, tout dépend comment le bateau est construit, par qui, et qui le mène. Au niveau du poids je ne penses pas qu’il y ait de grosses différences, ces bateaux là restent des 60’ avec des efforts sensiblement identiques, la différence ne doit pas être énorme.

VoileSportive.com Tu as été invité à participer à une régate Pro Am Cup sur la Volvo Océan Race, comme plusieurs skippers français, l’organisation souhaite avoir un bateau tricolore pour la prochaine édition. Penses tu qu’un projet franco français soit possible ou faut il essayer de mixer les cultures maritimes comme l’avait fait l’équipe ABN AMRO par exemple ?

Sébastien Josse : Tout est possible, c’est une histoire de budgets, aujourd’hui il y a des gens qui s’intéressent à cette course, mais il y a une différence avec le fait de trouver les 20 millions d’euros pour une campagne.

Sur une course comme la Volvo, les envies d’un skipper ne suffisent pas, il faut vraiment une démarche de la part d’un sponsor, des envies d’internationalisation, et des demandes commerciales et marketing qui feront que le sponsor s’engagera avec un skipper mais pas l’inverse.

©John Nash/Volvo Ocean Race

©John Nash/Volvo Ocean Race

VoileSportive.com L’organisation de la Volvo essaie semble-t-il de réduire les coûts, (on parle d’un budget de 100 millions d’euros pour la campagne à deux bateaux d’Ericsson cette année) penses tu que ce soit réalisable ?

Sébastien Josse : La réduction des coûts c’est incontrôlable par l’organisation, c’est utopique sur une course comme celle-ci où la masse salariale représente déjà 35 % du budget. Ils peuvent limiter les campagnes à un seul bateau, mais il y aura toujours possibilité de contourner les règles en prenant un bateau d’ancienne génération, un 60’, un bateau plus petit pour le développement.

VoileSportive.com : Tu navigues, en dehors du 60’ IMOCA, sur un Moth Bladerider, un mot sur ce bateau assez spécial.

Sébastien Josse : Effectivement ce bateau est spécial, c’est le seul petit dériveur qui navigue sur foil, à 1mètre au dessus de l’eau, ce sont des appuis et une manière de naviguer complètement différente par rapport aux dériveurs traditionnels, ce qui rend ce bateau très sympa.

VoileSportive.com C’est un bateau très léger, cependant il faut un peu de vent pour naviguer sur le foil, à partir de quand le bateau décolle-t-il ?

Sébastien Josse : Le bateau pèse 28kg prêt à naviguer, il est entièrement en carbone, il faut 8 nœuds de vent pour que le bateau navigue sur le foil, avec ce vent là, on navigue déjà une fois et demi plus vite que le vent, on avance donc à 13-14 nœuds.

VoileSportive.com Tu as participé au championnat du monde sur ce bateau l’année dernière, avec une 21ème place, penses tu pouvoir atteindre de meilleures places sur ce support ?

Sébastien Josse : Oui, l’année dernière j’avais très peu navigué avec le bateau, les conditions étaient assez musclées, j’avais fini 21ème sur 100 et c’est vrai que la 15 ème place était accessible avec plus d’entraînement. Le niveau de la flotte progresse très vite avec beaucoup de jeunes qui viennent du dériveur, de l’olympisme, je pense que le niveau va exploser dans les prochaines années.

Photo : Baptiste Morel

Photo : Baptiste Morel

VoileSportive.com La flotte en France n’est pas très développée, combien êtes-vous à naviguer sur ce support et quels sont les pays les plus représentés ?

Sébastien Josse : La plus gros de la flotte vient d’Australie, du Royaume Uni, des pays nordiques, notamment les danois et les suédois.

En France, il y a huit bateaux dont cinq à Port la Forêt, on commence à avoir une petite flotte avec des gens qui ont du temps pour naviguer, qui sont motivés et le niveau devrait progresser assez vite en France.

VoileSportive.com Un mot sur l’iShares Cup qui a réussi à se développer rapidement, et sur lequel un bateau aux couleurs de BT est engagé, ce circuit t’intéresse ?

Sébastien Josse : C’est un super circuit, qui a réussi à se développer dans toute l’Europe, le format des régates est génial, le plateau est exceptionnel : Cammas, Guichard, Peyron, Spithill etc., les équipages naviguent de mieux en mieux, c’est intéressant c’est certain, peut être que j’y viendrai un jour…

Photo : Baptiste Morel

Photo : Baptiste Morel

1 Response pour "Sébastien Josse : “L’objectif est d’être au départ du prochain Vendée Globe, parce que c’est important pour moi de le refaire, de le finir, et si possible de le gagner”"

1 | Lukas

7 septembre 2009 à 19:08

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C’est vrai que ça fera un sacré concurrent pour le prochain Vendée Globe !

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  • Guillaume: l'architecte disait (pour l'histoire) que les premieres esquisses du cannot avaient ete faites sur un sous bock un soir au pub... dommage il etait v
  • Baptiste: Steve Ravussin fait aussi parti du team Groupama, et pourtant il s'affiche comme pro-Alinghi. Fred Le Peutrec ne fait partie ni de BOR, ni d'Alingh
  • robinson: n oublions pas que Mr Le Peutrec travaille pour Groupama, qui est en Deal avec BOr

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